Vendredi 2 février, une voiture roule en direction de Béziers sur la départementale 611. À son bord quatre jeunes gens. Je les imagine pleins de vie et de peurs. Ils rient, chantent, grondent. L’auto-radio couvre parfois leurs voix. Les paysages passent, indifférents. Un vent violent plie le haut des peupliers ; il siffle dans la légère Ford– une vitre est à peine entrouverte – , qui tremble sous les rafales. C’est vendredi, on approche de midi. Enfin penser à soi seul ; oublier la semaine passée au CFA du bâtiment. Peut-être évoquent-ils vaguement leurs travaux, leurs amis… L’insouciance est encore de leur âge. Ils approchent de Tourouzelle. L’un d’eux somnole, il rêve. Des images flottent dans la tiédeur de l’habitacle. Puis… des sirènes hurlent, dramatiquement rouges ; le bourdonnement épais d’un hélicoptère emplit l’espace ; des appels, des cris… Il est12h 30 ! Le temps s’est brutalement figé. Un des quatre jeunes apprentis est mort ; ses trois amis sont blessés, dont un dans un état très grave. Je ne connais rien de leur tragique histoire personnelle. Rien que cet effroyable moment rapporté dans un banal article du journal local ! Et pourtant, ce matin encore, je pense à eux. Comme si soudain, dans les artifices du quotidien, la vie se rappelait à moi… Pleine de sens !
Tous les matins, je prends connaissance de la presse locale la peur au ventre. Tous les jours ou presque, elle m’informe, et m’effraie, sur les menaces que j’encours à vivre ici sous l’invisible faux d’une monstrueuse camarde.
La bêtise, l’ignorance et la violence roulent souvent ensemble. Sa couleur ? Le jaune ! Celui de motards ou d’automobilistes qui ont détruit, incendié ou dégradé sur les routes de France, ou mis hors de service 2.250 radars. Un vandalisme légitime, expliquent nos motorisés : le contrôle de la limitation de vitesse ne servirait qu’à remplir les caisses de l’État. Ce serait du « racket fiscal ». Absurde ! Qu’en est-il réellement ?
Alain Perea, le député de la deuxième circonscription de l’Aude, a présenté ses vœux, hier, « devant un parterre confidentiel » d’élus et de représentants de divers « corps constitués ». Je n’y étais pas et ne peux donc me référer, pour en rendre compte, qu’à ce qu’en rapporte, ce matin, la journaliste invitée du quotidien régional l’Indépendant. Une observation d’Alain Perea a particulièrement retenu mon attention :
Bien ! on avance, et vite, sur la gestion (comme sur le chantier d’ailleurs) de la salle multimodale. C’est donc la société S-PASS (elle est contrôlée par la holding Fimalac et exploite plus de 55 équipementsrépartis sur l’ensemble du territoire français) qui serachoisie comme délégataire par la Ville, lors du prochain conseil municipal (elle est la seule à avoir concouru.) Sa programmation est classique et prend en compte une moyenne de 16 matches à domicile pour le club de volley en ligue A et autres compétitions ; 4 journées pour d’autres clubs sportifs locaux ;des variétés : 17 dates par an (contre 15 dans l’offre initiale) ; des réunions professionnelles : 7 évènements économiques par an ; enfin, l’utilisation de la salle par la Ville : 8 dates par an. Au total, c’est donc 52 dates par an, en phase d’exploitation. 52 dates d’exploitation (auxquelles il faut ajouter les jours de montage-démontage), pour un montant total de recettes d’un peu plus de 1 million d’ € (1,140), dont 670 000 d’ € versés par la Ville (en année pleine, évidemment !). Cette dernière assurera donc 59%des recettes ! et garantira, de fait, l’équilibre et les résultats prévisionnels de S-PASS. J’ajoute que pour mesurer la charge réelle de cet équipement pour la Ville, il faudrait ajouter aux 670 000 € qu’elle versera au délégataire, chaque année, jusqu’en 2029, le montant de la charge d’amortissement et les intérêts de l’emprunt contractés par elle pour financer cet équipement : une somme qui restera à sa charge… Pour une salle qui ne devait pas coûter 1 € aux Narbonnais, comme cela avait été audacieusement annoncé lors de sa présentation publique au Palais du Travail ! Rien de surprenant : l’art de la prévision financière, c’est bien connu, hélas ! est soumis aux aléas de la conjoncture politique !
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