Une enquête très fouillée de la Dépêche du Midi – j’en disais quelques mots ce matin, de la Dépêche, sur un autre sujet – qui décrit les nombreuses passerelles politiques et administratives entre le Conseil Général et l’Agglomération de Carcassonne. Un concentré de tout ce qui éloigne les électeurs de la classe politique, et ce à tous les étages de la vie publique: cumul des mandats, gestion patrimoniale des carrières, exfiltrations de collaborateurs de cabinet dans des collectivités amies pour se faire élire conseiller général, fonctionnaires d’une collectivité élus d’une autre voisine, etc… Une situation tellement caricaturale qu’elle devrait figurer comme étude de cas dans toutes les bonnes écoles de formation de nos élites administratives. On se moque souvent de nos voisins italiens du Sud et de leurs méthodes pour ce qui concerne la gestion de leurs institutions locales, mais force est de constater qu’en la circonstance et dans notre région, il n’y a pas que le climat qui nous rapproche. Le plus rigolo est que la presse du jour concurrente, le Midi Libre, nous informe que le Conseil Général de l’Aude, au travers d’un réseau de collectivités locales à l’acronyme bucolico-touristique – REVMED -, vient d’être récompensé par le prix « Territoria d’Or 2014 ».
Tiens voilà un vrai débat de fond sur ce que doit être le périmètre d’intervention d’une communauté d’agglomération en général, et celui du Grand Narbonne en particulier. La polémique lancée par Michel Py, le maire de Leucate, après qu’une vingtaine d’élus d’opposition, comme lui, du « groupe d’ouverture » présidé par Didier Mouly, auquel il n’appartient cependant pas, se soient abstenus sur l’aménagement d’un rond-point giratoire sur la RD 627 s’y prête, si je puis dire, à merveille. À noter que Didier Mouly a voté pour, alors que Bertrand Malquier s’est abstenu – Tiens , tiens ! Mais allons à l’essentiel et écartons tout de suite le procès en « utilité » de ce rond-point: personne ne la conteste, semble-t-il. Non la seule question posée dans cette affaire est celle de savoir si le Grand Narbonne doit intervenir sur ce dossier en co-financement d’une compétence strictement Départementale. La réponse est non! Et ce pour plusieurs raisons.
Dans Marianne, Régis Debray, avec son optimisme habituel, et à propos de la « présidence » Hollande, se demande s’il faut en rire ou en pleurer. Pire me semble-t-il est l’indifférence bouffie de ressentiment et de colère envers le chef de l’État jusque dans les rangs de ses derniers fidèles: les 3% dont font état les sondages.
De son déjeuner avec un « jeune et brillant journaliste » spécialisé dans les enquêtes politiques, qui travaille pour un grand hebdomadaire, et du climat d’hypocrisie, de manipulation et de délitement de la vie politique et médiatique dont les plus cyniques propagateurs sont parfois les parangons de vertu, Maxime Tandonnet en tire la leçon suivante:
Arnaud Montebourg reprend le chemin de l’école. L’ancien ministre de l’économie, 52 ans, va suivre pendant quatre semaines une formation à l’Insead, une école de commerce réputée de Fontainebleau (Seine-et-Marne), selon Le Monde ce vendredi. Le cursus choisi: «Advanced Management Programme» a pour objectif de faire de notre ancien ministre un «haut dirigeant».
La salle est blanche, clinique. Elle est assise, une bulle de plastique et d’ondes sur les oreilles. Quinze ans, peut-être. Son pouce balaie l’écran du téléphone. Le monde s’arrête […]
𝐋’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐚𝐧𝐨-𝐢𝐬𝐫𝐚𝐞́𝐥𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞. Sur le fil de BFM TV, je lis ceci, signé Jean-Noël Barrot :« L’intervention décidée unilatéralement par Israël et les États-Unis […]