Un parasite utile !

Aurélien Le Coq, député LFI, a trouvé sa formule. Elle tourne bien, elle frappe juste assez pour tourner en boucle : « À quoi sert un actionnaire du CAC 40 ? À rien. Un parasite. »

Aurélien Le Coq, député LFI, a trouvé sa formule. Elle tourne bien, elle frappe juste assez pour tourner en boucle : « À quoi sert un actionnaire du CAC 40 ? À rien. Un parasite. »

Zucman ne promet pas de miracle. Sa taxe, qui n’est pas un impôt sur les revenus, n’effacera ni les déficits ni la dette. Elle n’est pas une politique budgétaire, mais un geste moral. Deux pour cent sur les fortunes au-delà de cent millions. Une mesure de justice sociale, dit-il. Une question de morale, pas d’économie.

La France vieillit. Les chiffres le disent, les rapports le répètent, les gouvernements l’ignorent. Pendant qu’on s’écharpe sur le déficit, une autre dette s’accumule : celle du temps perdu. Celle d’un pays qui refuse de se préparer à ce qu’il sait inévitable.

Le grand café n’est plus. Il en reste un morceau, côté Robine. Le 89. Un Australien, ancien du Racing, tient la maison. Le reste, celui de l’angle, s’est fait boulangerie-pâtisserie. Devant, la terrasse. Nous y étions encore hier.

J’ignorais que le Louvre abritait des bijoux. Des vrais. Pas ceux des boutiques de la rue Saint-Honoré. Huit bijoux du XIXe siècle d’une « valeur patrimoniale inestimable » selon les mots du ministère de la culture. Il a fallu qu’un commando digne d’un film de Belmondo les emporte en quatre minutes pour que j’en apprenne l’existence.

« Des crétins » de dix-huit ans ont massacré à coups de barre de fer un homme handicapé. Pour cinquante euros.

Elle ne m’a jamais souhaité mon anniversaire. Je n’oublie jamais le sien.

Serge Griggio m’a offert le dernier livre de Gilles Moraton : « Transfuge » (Maurice Nadeau, 2025) . Il savait qu’il me toucherait. Nos origines identiques : prolos du sud, familles espagnoles trempées de communisme, ascension rude vers les livres.

J’aime ce nom. Rue du Bois Roland. Il sonne juste.
Je la prends souvent. Pour marcher. Pour respirer.
Des maisons basses. Des murs pâles. Des jardins serrés contre la rue.
Devant l’une, les belles de nuit débordent.

Je porte les deux prénoms de mon grand-père maternel : Michel, Joseph. Je l’aimais beaucoup. Il est mort trop tôt. J’avais neuf ans. Longtemps, je n’ai rien su de son arrestation, en 1944, ni de sa déportation à Buchenwald.

Je consulte mon fil d’actualité. Et les flash d’infos des grands médias. Curieusement, silence. Ou presque. Israël et le Hamas acceptent le plan de paix américain. Et soudain, plus rien. Les réseaux se taisent. Les grandes voix s’effacent. On dirait que la paix gêne.

Emmanuel Macron est devenu le bouc émissaire idéal. Facile. Pratique. Il suffit de le montrer du doigt pour absoudre tout le monde : citoyens, partis, syndicats, éditorialistes. Un exutoire commode à une irresponsabilité collective qu’on ne veut pas voir.