Ce matin, dans l’Indépendant , j’apprends que Didier Mouly propose à Jacques Bascou de récupérer le Parc des Expos, qui appartient et que gère le Grand Narbonne, « pour le démolir puis y implanter la future salle multimodale ». Une proposition qui n’a rien d’étonnant puisque déjà exprimée en juin 2015, à l’occasion d’un entretien avec le maire de Narbonne, publié dans le même journal, et que j’avais commenté dans un de mes billets, le 17 de ce même mois de juin. Rien de nouveau donc : (billet en lien : ici).
Article, ou plutôt compte rendu d’entretien avec Didier Mouly, dans l’Indépendant d’hier. Lu dans un bistrot des Barques. Stupéfiant ! Ai cru à un premier avril, en moins rigolo cependant. Résumons. Il demande à Jacques Bascou de lui « rendre » le Parc des Expositions pour le raser, ce qui est juridiquement impossible et politiquement stupide ; constate, au passage, que sa salle multimodale, si elle voyait le jour, ferait doublon, sur ce créneau économique, avec le-dit Parc, ce qui démontre le sérieux avec lequel ce projet de salle a été lancé ; se propose de rapatrier la foire économique de printemps en centre-ville, ce qui, là encore, est de compétence Agglo et politiquement affligeant ; d’installer une brasserie dans l’enceinte du Parc des Sports et de l’Amitié, ce dont je me moque comme d’une guigne, pour rester poli : je n’y mettrai jamais les pieds; et, enfin, cerise dans ce papier, se lamente des difficultés et des obstacles administratifs qui retarderaient l’ouverture du nouveau quartier des « Berges de la Robine », ce qui est une vraie information, rassurante, à le lire sur les autres sujets, sur les limites de son pouvoir. Alors me vient un doute. Tant d’inepties en si peu de lignes et de mots, pourquoi ? Mener une guerre d’ego, perdue et ruineuse, avec le Grand Narbonne, ou la marque d’une absence totale de lucidité politique. Ou les deux à la fois…
Étonnamment, l’ouverture, si j’ose dire, d’Éropolis, dans ma provinciale petite cité audoise, bien sage habituellement pourtant, du moins je le croyais naïvement jusqu’ici, coïncide avec le retour des martinets. L’an dernier, c’était le Lundi de Pâques qu’ils criaient dans un ciel Narbonnais sombre et bas. Les martinets, les oiseaux, pas d’autochtones érotomanes excités par des volées de petits fouets. Toujours est-il que, dans ce salon printanier, sont proposées, par des hôtesses bien carrossées, de puissantes montées de sève. À la carte, dans des chambres aux fantasmes « avec une ou deux filles , avec ou sans sextoy », nous dit-on. Tout cela mêlé au Parc des Expositions, évidemment! J’imagine d’ici Jacques Bascou, le propriétaire des lieux, en maître des cérémonies tout de cuir vêtu , une paire de ciseau dans une main, un fouet dans l’autre, l’inaugurer cette foire du sexe; j’entends aussi ses « rugissements » de plaisir à présenter ce nouveau concept de Narbonne-Sexopole comme l’indiscutable preuve de l’attractivité de Narbonne et de la (les!) Narbonnaise (s!). Pendant ce temps d’intense dépense d’énergie libidineuse, Didier Mouly, chut, chut! jaloux, très ! intrigue et serait prêt à « se déshabiller » m’apprend la rumeur publique, mesquine et sans doute intéressée , pour récupérer, aux forceps, le traditionnel « salon du mariage », afin de l’installer chez lui, si je puis dire, au Palais du Travail. Un site, austère et froid, sans chambres, cabines, sextoy ni martinets… Quoique! Sait-on jamais…
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