La France n’est plus gouvernée. Elle est ridiculisée. Un Premier ministre qui démissionne quelques heures après avoir présenté son gouvernement : on n’avait jamais vu ça. Même les républiques bananières feraient mieux. Chez nous, c’est devenu la norme : l’impuissance comme horizon, la comédie comme méthode.
Selon une enquête Odoxa-Backbone*, 53 % des Français ne veulent plus faire barrage au RN. 58 % veulent faire barrage à LFI. Chiffres secs. Glacials. Tout est dit.
Mélenchon avait parié là-dessus : la gauche, c’est à dire lui, au premier tour, le réflexe anti-RN au second. Un classique. La vieille recette du Front populaire : la « gauche » rempart contre le pire. Mais il a trop tiré sur la corde. Trop de slogans. Trop d’idéologie. Trop d’aveuglement. Les centristes se sont détournés. Une partie de la gauche aussi. Et lui reste seul avec ses certitudes.
Le réel lui échappe toujours. On se souvient de sa phrase : « La Russie n’est pas agressive. » Quelques semaines plus tard, l’Ukraine était envahie. Chez lui, la théorie écrase tout. L’humain aussi.
La gauche manque d’un homme d’État qui comprenne le pays, son histoire, ses contradictions. Tant qu’elle ne le trouve pas, elle n’aura qu’une rengaine : « Votez pour nous pour éviter l’autre. » Rengaine usée. Désormais inaudible.
*Enquête Odoxa-Backbone pour Le Figaro, publiée ce jeudi.
Le Cours Mirabeau a ses matins de tumulte. Ça crie, ça s’agite, ça s’interpelle. Trois marchands de fruits et légumes, postés comme des coqs sur leur tréteau, rivalisent à coups de décibels. « Pas chers, pas chers ! »… « Deux euros la tomate ! » Leurs voix traversent l’esplanade, saturent le quartier, s’engouffrent jusque sur la terrasse du bistrot où je noie mon regard dans un café noir.
Condamner un ancien président de la République à de la prison ferme c’est historique. On aurait pu s’attendre à un verdict imparable fondé sur des preuves évidentes et une démonstration irréfutable de sa culpabilité. Or, ce que Patrick Cohen relève avec justesse, dans son édito (très bon !) consacré à ce jugement, c’est qu’il ne brille pas par sa clarté.
Ce matin, café devant la fenêtre.Ciel nuageux. Le lilas de Perse occupe tout le cadre.Les fleurs mauves filtrent le jour. Son parfum traverse la place.Miel froid. Amande. Je reste là.À deux. L’air se […]
À l’aubergeSa place Une tableDeux couples :Cuba Antilles Irlande… Voixtrop fortes Un air douxUn sourire. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
Trop de bleu Trop de soleil Un jour d’été Du mondesur la place À l’ombre duSoleil Noir Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]