Nous entrons ici dans le monde du pseudo-événement, de la pseudo-histoire, de la pseudo-culture, dont a parlé Boorstin dans son livre L’Image. C’est-à-dire d’événements, d’histoire, de culture, d’idées produites non à partir d’une expérience mouvante, contradictoire, réelle, mais produits comme artefacts à partir des éléments du code et de la manipulation technique du medium. C’est cela, et rien d’autre, qui définit toute signification, quelle qu’elle soit, comme consommable. C’est cette généralisation de la substitution du code au référentiel qui définit la consommation mass médiatique.
L’événement brut est échange : il n’est pas matériel d’échange. Il ne devient « consommable » que filtré, morcelé, réélaboré par toute une chaîne industrielle de production, les mass media, en produit fini, en matériel de signes finis et combinés — analogues aux objets finis de production industrielle. C’est la même opération que réalise Ie maquillage sur Ie visage : substitution systématique aux traits réels mais disparates d’un réseau de messages abstraits, mais cohérents, à partir d’éléments techniques et d’un code de significations imposées (Ie code de la « beauté»).
Un voilier partit de Sicile le premier juin. Les autorités israéliennes l’arrêtèrent la nuit du huit au neuf juin. Son but était Gaza. Il devait apporter de l’aide. Il brava le blocus.
Ils vivent dans un village du Nord. Hortons bay. Dans le Michigan. Cinq maisons. C’est l’automne. Il fait froid. Le lac est là, au bout du chemin. Les hommes boivent fort et les femmes attendent.
Liz Coates est employée chez les Smith. Elle travaille, elle regarde, elle espère. Elle est attirée par Jim Gilmore, un forgeron récemment installé en ville. C’est tout ce qu’elle peut faire. Attendre, espérer.
Ce sont des experts en littérature. Et je n’arrive pas à les comprendre. Ils parlent un langage cryptique, de secte, sans traduction dans le discours commun. Je sais que, pour être illuminé et ne pas passer pour un barbare aux yeux de la confrérie, manquent à mon vocabulaire une demi-douzaine de néologismes de fraîche date. La mode commande. Mais peu m’importe. Je me méfie de ces primeurs langagières. Elles fleurent l’inauthenticité. Ce que j’ai à dire, je le dis le plus simplement et le plus clairement possible ; et ce que je veux entendre doit aussi m’être transmis de cette manière, en termes simples et courants. J’abomine les langages chiffrés. Ne les comprends que dans la bouche des espions. Et ils m’ont l’air d’espions de la vie, ceux qui dessèchent l’âme des mots au nom d’une science qui demain reviendra sur ce qu’elle a dit aujourd’hui, et ne fait aujourd’hui que conforter leur présomption.»
Ce matin, café devant la fenêtre.Ciel nuageux. Le lilas de Perse occupe tout le cadre.Les fleurs mauves filtrent le jour. Son parfum traverse la place.Miel froid. Amande. Je reste là.À deux. L’air se […]
À l’aubergeSa place Une tableDeux couples :Cuba Antilles Irlande… Voixtrop fortes Un air douxUn sourire. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
Trop de bleu Trop de soleil Un jour d’été Du mondesur la place À l’ombre duSoleil Noir Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]