Contre-Regards

par Michel SANTO

l’État “nounou” : il fait chaud, il faut boire ; bien s’habiller…

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Il fait chaud ! Très chaud ! Et me l’entendre dire tous les matins et tous les soirs de tous les jours par les présentateurs météo des journaux télévisés, les éditorialistes des stations de radio, les ministres, les présidents et représentants des partis d’opposition — certains n’hésitant pas à rendre le gouvernement responsable de la canicule que nous subissons en ce moment — , les militants d’associations « vertes », me fatiguent. Oui, il fait chaud, très chaud ! Il faut boire, boire, nous est-il rabâché.

700 grandes entreprises mises en demeure par les investisseurs d’être plus transparentes sur leur rôle environnemental

 

Très intéressant “papier” signé Ludovic Dupin, publié dans Novethic, qui démontre que, contrairement à ce qui est habituellement diffusé dans les médias, l’économie de marché, n’est pas, en soi, un mode de production contradictoire avec la préservation de l’environnement. Dans un récent billet, j’avais d’ailleurs déjà indiqué que de gigantesques marchés s’ouvraient désormais à elle…

La transition “écologique” ne se fera pas sans les entreprises…

 

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Il serait quand même temps que  le discours public et politique sur la transition écologique, la protection de l’environnement, la lutte contre le réchauffement climatique abandonne ses références doctrinales “anti libérale”. Laisser croire, à gauche et chez les Verts (français j’entends), qu’il suffirait de supprimer l’économie de marché pour solutionner tous les problèmes environnementaux posés par l’accroissement de la population mondiale et la réduction des inégalités économiques et sociales entre pays et habitants de cette planète, est, en effet, totalement illusoire.

Quelle aubaine pour le Grand Narbonne ! Vraiment ? Non !

         

Quel titre, et quelle aubaine pour le Grand Narbonne ! 100 millions d’euros pour dynamiser son territoire et ses industries. Vraiment ? Non, évidemment. Cette somme n’est qu’une moyenne : 1,36 milliard d’euros prévus – provenant de plusieurs sources (Banque des territoires* : 400 millions à elle seule, etc.) par le Gouvernement pour son programme national “Territoires d’industrie”, qui bénéficiera à 136 territoires. Et une moyenne bizarrement calculée tout de même. À la marseillaise ! Avec un zéro en trop ! 100 au lieu de 10… Une paille !

     

Une moyenne, disais-je, absurde dans son montant ! Et pour cette autre raison aussi que les sommes qui seront distribuées le seront logiquement aux territoires les plus dynamiques et les plus fournis en industries. Des territoires qui devront contracter avec l’État et les régions pour pouvoir puiser dans un panier de 17 mesures qui leur sont proposées :

     

Une distinction alors pour le Grand Narbonne ? Qui serait un bon élève ? Enfin, disons oui, pour ne pas être trop “ronchon” ! On m’en fait assez le reproche. Tout en constatant cependant  qu”à l’exception des métropoles, des grands centres urbains et du rural profond, cette carte couvre presque la totalité du pays… Ce qui était bien la philosophie générale de ce projet gouvernemental…

Rien donc d’extraordinaire, à part le titre de l’Indépendant, mais une opportunité, pour le Grand Narbonne, de faire preuve d’innovation dans  l’élaboration de son contrat de territoire.  Attendons donc sa sortie pour juger sur pièces…

     

*400 millions sur 4 ans, pour investir sur fonds propres dans les projets des territoires d’industrie, notamment sur le foncier, l’immobilier industriel, la reconversion des friches, le numérique, l’écologie industrielle, les transports et la mobilité etc. Une enveloppe d’ingénierie est prévue pour accompagner les territoires.

De la pauvreté intellectuelle du débat politique français…

Le 26 avril, j’écrivais ceci sur ma page Facebook :

En démocratie, que l’opposition politique s’oppose au pouvoir en place, c’est normal et nécessaire. À condition aussi que ses critiques soient l’esquisse où l’expression d’un projet alternatif. Ce matin, à lire ses arguments, après la conférence de presse du Président, son niveau d’argumentation, sa mauvaise foi et l’éparpillement idéologique et politique de ses représentants institutionnels ou pas, on se dit que l’avenir politique de ce pays est bien compromis. Finalement, le seul à tirer quelques bénéfices de cette situation est le Président lui-même ; ce qui ne l’a rend pas pour autant (cette situation) favorable à une sortie de crise positive. L’impression demeure en effet que ces oppositions préfèrent que la France « se plante » pourvu que Macron se plante avec !

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