Article 1 : Tout projet de loi présentée à l’Assemblée Nationale est en soi et pour toujours un acte dictatorial. Article 2 : Conséquemment, toute loi adoptée par ladite Assemblée sera considérée comme définitivement inique. Article 3 : Il est donc admis et justifié que toute loi peut (doit) être légitimement contestée et combattue dans la rue, et ce par tous les moyens non autorisés possibles. Article 4 : Les forces de l’ordre mobilisées pour s’opposer aux violences de manifestants progressistes en lutte contre les dites lois sont parfaitement illégitimes – parce que foncièrement fascistes. Article 5 : Le maintien d’une loi justement contestée et combattue dans la rue par d’honorables citoyens, ainsi que l’usage des forces de l’ordre pour qu’elle soit appliquée, sont la preuve que nous vivons en dictature (cf l’article 1). Article 6 : Il s’ensuit que tout individu qui s’aventurait à critiquer les articles ci-dessus exposés fera l’objet de campagnes éthiques de harcèlement, d’injures et d’intimidations sans que leurs auteurs puissent être inquiétés.
Qui osera dire que la croissance va revenir, les problèmes posés par la COVID-19 résolus ; que les tensions mondiales, géopolitiques et religieuses… vont s’apaiser. Personne ! Un intellectuel, un expert, un homme politique ou un commentateur médiatique – c’est-à-dire faisant profession d’augmenter son audience publique – s’en dispensera.
J’ai suivi le conseil d’Alain : je me suis levé plus tard que d’habitude. Alain est un ami cher. Nos chemins professionnels se sont croisés, un jour, dans un département voisin. S’il a fait une belle carrière dans le corps préfectoral et à l’Inspection Générale de la Culture, sa trompette et ses musiciens étaient en réalité sa vraie vie. Celle qui aujourd’hui lui fait parcourir le monde.
Il y avait peu de monde dans les Halles, ce matin. Très peu ! Des dames surtout. Agées. Les plus jeunes étaient derrière leurs étals. Elles s’ennuyaient. Le temps était lourd. Il passait mal. L’ambiance était noire. Le silence gris. On aurait pu entendre le murmure des terminaux de paiement mobiles. J’ai acheté mon pain chez Anna. On ne voit que ses grands yeux bleus.
À gauche Pierre Barnerias ; à droite Serge Abad-Gallardo
Étonnement, je n’ai rien lu sur ce « Hold-Up » tenté sur notre intelligence critique qui nous apprenne quelque chose sur son réalisateur – comme on le fait habituellement – ainsi que sur la composition de son oeuvre. Ce dernier point, il est vrai, ne mérite pas qu’on s’y attarde, tant les différentes séquences de ce film ne sont que des redites et l’ensemble une compilation de tout ce qu’on voit passer sur les réseaux sociaux et les plateaux des chaînes en continue depuis au moins 6 mois.
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