Contre-Regards

par Michel SANTO

Penser le tourisme autrement, en Narbonnaise (notamment !)

     

Je lis « ici ou là » des bilans et des prévisions sur l’évolution du tourisme, dans l’Aude et la Narbonnaise, qui ne laissent pas de me surprendre. Dès le mois de septembre, par exemple, je vois des élus se précipiter dans les médias pour y commenter favorablement des chiffres : augmentation du « nombre de nuitées », etc. – auxquels les lecteurs ne comprennent en général rien – , et souvent présentés, évidemment, comme la réussite de leur politique d’animation et l’excellence des services offerts par les professionnels du secteur – j’exagère à peine…

Le tourisme de masse concourt à l’enlaidissement physique et sonore du monde…

     

     

Les touristes sont venus plus nombreux encore que l’année dernière dans le coeur de ma petite ville ; et nos élus de vanter l’excellence de leur politique d’animation et le bénéfice économique en résultant. Je pourrais discuter de cela, doutant des deux, mais mon humeur m’incite aujourd’hui à voir les choses autrement.

Grattez un “Vert”, et vous trouverez toujours sous sa bucolique rhétorique un matraquage fiscal, ou tarifaire…

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Cet élu “Vert” héraultais de la majorité régionale constituée par Carole Delga, Christian Dupraz, à raison :  il est plus responsable, d’un point de vue écologique, de rester chez soi, à Perpignan, à  glander sur son canapé, que d’aller bosser à Narbonne, Béziers ou Montpellier, en prenant le TER. 

L’inégalité des chances en France est d’abord une inégalité des chances éducatives…

         

       

Pendant que les médias et la classe politique en “font des tonnes” sur la pseudo affaire d’État Benalla, paraît dans l’indifférence la plus totale une étude de France Stratégie : Nés sous la même étoile ? Origine sociale et niveau de vie, du plus grand intérêt – politique [1].

Tour de France : on crache bien sur les cyclistes qui occupent le haut du pavé…

       

L’autre matin, sur France Culture, à la fin du journal, des cris, des hurlements, des ouhouh…ouhhhhh !, des injures, des menaces. Plus tard, j’apprends qu’il s’agit d’une scène ordinaire du Tour de France – que je ne suis pas. Et plus précisément de manifestations d’hostilités à l’encontre des coureurs de l’équipe Sky et de Chris Froome en particulier.